La découverte du bloc opératoire, dans la peau d’un infirmier.

Le bloc opératoire est un lieu de soins qui a toujours suscité ma curiosité personnelle et professionnelle durant ma formation en soins infirmiers.
Ce milieu confiné, dont les professionnels travaillent en quasi autarcie, revêt une haute technicité et une connaissance pointue en divers domaines, tel que l’anatomie et l’approche si particulière du corps humain.

Au cours de la formation infirmière, il est maintenant possible d’effectuer un stage de découverte; mais ceci était difficilement réalisable avant.
Sa composante psychologique exacerbée m’a aussi fasciné et interpellé ma curiosité, car le bloc opératoire est un univers fermé que nous n’abordons pas durant nos 3 ans de formation conduisant à notre diplôme d’Etat d’Infirmier en soins généraux.
Travailler au bloc opératoire faisait parti de mon projet professionnel. Mais comme nous n’avons peu ou pas d’approches théoriques et pratiques dans notre formation initiale, la découverte de cet environnement se fait sur le tas.

Mon premier jour au bloc restera gravé dans ma mémoire.
Je me souviens du stress qui me saisissait et qui augmentait à chacun de mes pas me rapprochant du bloc. Les sentiments d’excitation et d’angoisse s’entremêlaient. J’avais hâte d’y être et en même temps j’étais paralysé par la découverte de ce monde inconnu.
Je découvrais un lieu inédit avec un nouveau métier.
Et c’est véritablement de cela qu’il s’agit, apprendre un nouveau travail, avec du nouveau matériel, des nouvelles procédures, un nouvel environnement dans le but de prendre en charge le patient différemment. Car il y a peu de soins infirmiers comme ceux que l’on rencontre dans les services de soins traditionnels.

Le bloc opératoire est un univers à part qui demande une formation particulière.

La tenue vestimentaire spécifique au bloc laissant entrevoir le seul regard des soignants amplifie le phénomène obscur et particulier de cet endroit.
Les bruits et odeurs sont surprenants et m’envahissent dès les premières minutes.
Le vocabulaire technique est si particulier que j’avais l’impression d’entendre une langue étrangère.

Je me suis finalement rendu compte que j’étais démuni car pas préparé à vivre ce que j’étais en train de ressentir et voir.

J’ai donc très vite choisi le chemin de la spécialisation en bloc opératoire,

Car elle seule permet de s’armer pour naviguer dans ce monde,

Car ce métier ne s’invente pas il s’apprend…

Confraternellement,

Corporation IBODE

2 Comments

  1. tres touchant ta remarque elle aidera surement plus d’un a comprendre que le bloc op est non seulement un art mais une science qui ne s’improvise pas courage

Laisser un commentaire