Quand allons-nous dire « STOP » ?!

Il ne se passe pas un jour sans qu’il soit publié ou partagé, sur les réseaux sociaux notamment, des évènements liés aux conditions de travail calamiteuses dans le domaine de la santé.

Certes, nous possédons un système dont nous pouvons être fier et reconnu internationalement,

mais en vitrine seulement.

Les acteurs qui permettent chaque jour de maintenir ce navire, qui prend l’eau de toutes parts et ne demande qu’à couler, sont les héros du maintien de notre santé,

mais à quel prix ?

Au prix souvent de leur santé physique et psychologique.

Alors nous pouvons être fier, oui,

pas de notre système et de sa vitrine scintillante où s’expose les derniers dispositifs médicaux aux prix onéreux qui rassurent tant nos patients,

mais des soignants, des infirmiers de bloc opératoire entre autres,

qui continuent à œuvrer tant bien que mal malgré lé déni, l’absence de reconnaissance et parfois la provocation qu’ils subissent de la part des autorités.

On nous martèle que nous n’avons pas le choix,

que nous devons faire des efforts pour notre pays, en crise économique.

Mais si le pays et notre système de santé étaient réellement en perdition,

il nous semble que les efforts seraient consentis par tous, afin de le sauver de cette situation urgente.

Pourquoi demander à une catégorie de serrer la ceinture et d’accepter les décisions imposées,

sans montrer l’exemple en tant que représentants d’une nation?

La crise est un prétexte et nous devons ouvrir les yeux.

Nous devons nous débarrasser de notre image de religieuse, servante et soumise qui a choisi ce métier par vocation et surtout pas pour l’argent.

Car c’est ce qu’ils veulent,

que nous soyons totalement dévouer et distants de l’argent.

Eux seuls peuvent en jouir et se partager le gâteau.

Nous devons seulement nous contenter des miettes qu’ils veulent bien nous « offrir »,

nous ne sommes pas des pigeons,

ni des pions que vous pouvez déplacer à votre guise et aux besoins du système,

dans lequel seule la rentabilité compte sans se soucier de notre bien être et celui des patients.

Aujourd’hui, nous vous le disons, tout comme vous,

nous travaillons pour gagner de l’argent,

tout comme vous, nous en besoin pour vivre convenablement dans cette société où tout augmente sauf notre pouvoir d’achat.

Nous allons venir chercher notre part qui nous revient de droit.

Vous ne ferez plus de profit ou d’économie sur notre dos,

nous l’utiliserons, entre autres, pour nous offrir un accès plus important à la formation ibode,

nous augmenter nos salaires,

indignes actuellement pour le nombre d’années d’études et les compétences que nous possédons.

Nous en userons, pour enfin, avoir notre reconnaissance professionnelle.

Car, prenez conscience que sans les infirmiers de bloc opératoire aucun bloc ne fonctionnerait.

Que nous sommes garants de la qualité et de la sécurité des soins donnés quotidiennement aux patient au bloc opératoire.

 

Chers collègues,

il est primordial pour notre métier que nous soyons unis et fédérés,

nous savons que faire grève sporadiquement n’a d’impact que sur nos salaires,

que le coût de la vie est un frein à la mobilisation et aux revendications,

que les pressions que nous subissons nous enferment sur le terrain.

Cependant, le simple fait d’être syndiqué,

permet de constituer une force dissuasive dans les négociations.

Alors ibodes,

rejoignez le SNIBO, il en va de notre survie,

Infirmier, exerçant au bloc opératoire, soyez solidaires car demain vous serrez ces ibodes,

et tout comme nous êtes concernés directement par ces problématiques.

Sachez que rien n’est acquis, nous le savons bien avec les reports que nous subissons.

Seul le SNIBO possède une légitimité à défendre nos intérêts,

Ce sont ses missions et son devoir syndical.

Nous n’accepterons pas de réécriture de notre décret,

ni son annulation,

ni la remise en question une fois de plus de notre corps de métier.

Nous voulons seulement son application intégrale et l’accès élargie à la formation ibo accompagné des financements.

Nous espérons que notre syndicat professionnel aura le courage de prendre cette voie,

et de s’opposer à un système qui nous dicte ses orientations sans demander notre avis.

Maintenant nous devons dire « STOP » !

 

PS :

Une pensée à tous nos collègues partis trop tôt .


66% de la cotisation au SNIBO est déductible des impôts.


 

Confraternellement,

 

Corporation-ibode

 

 

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